Jusqu'au 6 juillet chacun des 40 tableaux qui composent le livre sera mis en ligne ici même. Certains des tableaux disposeront d'une interview vidéo introductive de Philippe Lemoine.
Chaque tableau ouvre sur une discussion lancée à partir d’un commentaire sollicité auprès d’acteurs des mondes artistiques et intellectuels, économiques, militants, et politiques.
Cette tribune vous est ouverte.
7 juin 2007 par P. Lemoine
Comment la référence au cosmos s’est-elle substituée à la valeur de l’Universel ?
Pour les militants, la Terre est devenue une cause.
Comment ne pas déraper de l’affirmation du principe de précaution à la généralisation des outils de surveillance et de régulation ?
Téléchargez :
Le cosmos
Rubrique: Vidéos, L'Universalité
7 juin 2007 22:14
Le principe de précaution en terme d’écologie, de sciences, de technique ne peut être remis en question.
La guerre d’Irak est une manipulation bien loin de ce principe. Si ce principe avait été appliqué, dans ce cas, les grandes puissances ne se seraient pas dotées d’armes de destruction massive et n’auraient pas à en interdire la fabrication et l’usage à d’autres (fabrication qu’elles ont largement aidé, financé en contradiction totale avec ce fameux principe de précaution).
Dans l’exemple cité sur la surveillance, le principe de précaution s’applique sur les outils de surveillance. Fichage ADN, nanotechnologies etc… voilà sur quoi il doit s’appliquer.
Sur l’écologie, on part d’un ou plusieurs constats. Le nucléaire produit des déchets pour des millénaires, le réchauffement climatique est dù aux gaz à effet de serre, les OGM entraînent des mutations génétiques exogénes…… Le principe de précaution consiste à protéger les générations futures sur la base de ce constat.
Quant à la dernière intervention, la décroissance consiste en une consommation modérée, à la hauteur de ses besoins et n’est nullement une régression quoiqu’en disent ses detracteurs. C’est surement la solution d’avenir car on ne pourra jamais consommer l’équivalent de 3 planètes. Elle nous (ou à nos enfants) sera de toute façon imposée. Autant l’appliquer de façon controlée avant de gérer les pénuries.
25 juin 2007 17:27
Le principe de précaution gagnerait, semble-t-il, à se frotter au principe de finalité. Ce principe vise à utiliser la technologie dans un but précis, en évitant les extensions collatérales non traitées pour les lesquelles on s’en remet à un « futur technologique possible ».
Il y a beaucoup de points communs entre les deux principes. Mais ce qu’apporte le principe de finalité né de l’analyse critique des technologies d’information, c’est qu’il faut trouver un équilibre clair et éthique entre ce que l’on ne fait pas « au nom des générations à venir » et ce que l’on fait aujourd’hui « au nom » des vouloirs collectifs légitimes d’une société en marche.