La Nouvelle Origine
  par Philippe Lemoine
  Editions Nouveaux Débats Publics

 
"Nous avons besoin d’un nouveau départ, d’un nouvel espoir, d’un nouvel horizon."

La Nouvelle Origine est disponible en librairie et a donné lieu le 11 juin au Théâtre du Rond-Point à une grande soirée débat organisée par le Forum d’Action Modernités. Le débat est disponible en podcast et se poursuit ici.

Jusqu'au 6 juillet chacun des 40 tableaux qui composent le livre sera mis en ligne ici même. Certains des tableaux disposeront d'une interview vidéo introductive de Philippe Lemoine.

Chaque tableau ouvre sur une discussion lancée à partir d’un commentaire sollicité auprès d’acteurs des mondes artistiques et intellectuels, économiques, militants, et politiques.

Cette tribune vous est ouverte.

 

Le feu

3 juillet 2007 par P. Lemoine

Comment le projet de conjuguer art et industrie, porté aux extrêmes a pu se perdre dans les feux du nazisme ?
Au moment où les nouvelles technologies nous interpellent, pourrons-nous échapper demain à cette violence latente ?
Aux débordements de la violence ?

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L’embrasement : La réaction de Laurent Courau

25 juin 2007

Nous vivons une époque formidable ! Chaotique, incertaine, voire anxiogène pour nombre de nos contemporains, mais aussi formidable de par sa capacité d’accélération et son infini de possibles. Il n’y a jamais eu de meilleure époque pour avoir quelque chose à dire, pour proposer, partager et construire. Naguère relégués au simple rôle de récepteurs, nous avons dorénavant tous le potentiel d’émettre des signaux instantanément accessibles depuis les cinq continents. Un contexte inédit qui donne d’autant plus de poids aux cultures souterraines et aux avant-gardes artistiques qu’il n’y a plus de microévènements, comme le souligne Philippe Lemoine au travers de ce tableau. Les infrabasses d’un sound-system ardéchois peuvent vraiment provoquer une tornade dans les clubs tokyoïtes. De fait, les mouvements pop-culturels importants de ces dernières décennies sont pour la plupart nés d’initiatives modestes, ancrés sur des friches excentrées, à des années-lumière des centres culturels subventionnés. Là où ils échappaient pour un temps à la mainmise du marché ou des institutions ; le hip hop sur les terrains de baskets du Bronx, la rave culture dans les entrepôts désaffectés de la grande ceinture londonienne, le punk sur les trottoirs miteux du Lower East Side, le reggae dans les ghettos jamaïcains ou, plus loin encore, le blues dans les campagnes pauvres de la Bible Belt du sud des USA. Tous avec les répercussions qu’on leur connaît, soit un impact non négligeable sur les mouvements de transformation de nos sociétés, preuve de la perméabilité de ces dernières aux idées marginales. Certes, les pionniers ont souvent payé le prix fort de ce recyclage. L’histoire récente est jonchée de leurs cadavres. Le marché a constamment besoin de nouveaux produits pour nourrir ses étalages et tend pour ce faire à dépouiller ses acquisitions de tout ce qui peut déranger le statu quo. Une tentation mortifère. Plus que jamais, l’enjeu de notre époque est la (re)construction d’un monde. Celle-ci devra nécessairement passer par la découverte d’une nouvelle alchimie socio-économique resituant la création, la curiosité et l’innovation au centre de notre système mutant. Pour susciter un embrasement lumineux, nous avons besoin d’un rééquilibrage, de l’ouverture d’une nouvelle voie du milieu intégrant une multitude de grilles de lecture et privilégiant l’imaginaire. Ceux qui osent encore croire à des lendemains riants et qui sont prêts à faire preuve de volontarisme pour y arriver travaillent déjà dans ce sens. Les autres continueront à surveiller les courbes de la Bourse en sacrifiant des poulets dans l’espoir d’éloigner les prochaines pandémies.

Bio:
Réalisateur et journaliste indépendant, Laurent Courau suit les mutations de notre temps au travers de ses collaborations avec les médias français et étrangers. Après la publication de Mutations pop & crash culture, une anthologie de son web magazine La Spirale aux éditions du Rouergue, et de Vampyres, quand la réalité dépasse la fiction chez Flammarion, il termine actuellement Vampyres, un film documentaire produit par Avalanche Productions, et écrit des scénarios de films de genres pour Hollywood.

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L’embrasement

21 juin 2007 par P. Lemoine

Comment la société peut-elle d’un seul coup s’embraser ?
Comment son corps profond devient-il hyperréactif aux étincelles d’une avant-garde ? Comment cet embrasement peut-il échapper aux tentations de l’autodestruction pour s’incarner durablement en lumière ?

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L’étincelle : La réaction de Jean-Michel Ribes

18 juin 2007

Ce qu’il y a de tout à fait étrange avec La Nouvelle Origine de Philippe Lemoine c’est que c’est un livre qui bouge. Il est animé d’une sorte de mouvement qui ne laisse jamais le texte en paix. Il remue à chaque page. Une sorte d’intranquillité l’habite.

Pourtant tout est là pour arrimer fortement arguments et démonstration. Le style est limpide et plein d’allant, la compagnie plus qu’honorable, on y croise l’artiste, l’entrepreneur, le philosophe, l’homme politique, on y salue Edgar Morin, Alan Turing, Stanley Kubrick, Bill Clinton, Heidegger et beaucoup d’autres rebelles aux idées formatées. Ils apportent tous encouragement et soutien à l’optimisme de l’auteur dans une série de chapitres qui charpentent l’ouvrage avec force et originalité. La mise en abîme de l’Histoire se mêle à l’analyse du présent pour faire renaître un avenir vierge de tout fatalisme qui a pour nom « Utopie ». Le chemin encombré du poids de l’Histoire encrassé des rudiments religieux, économiques et politiques qui finissent par boucher toute destination est abandonné. Philippe Lemoine propose une autre route, offre un nouveau voyage fait de désir, de réalité et de rêve. Une aventure qui traverse les brumes éternelles de l’« Impossible » et nous entraîne vers l’inaccessible étoile qui apparaît soudain à portée de main.

Tout est dit, le maître mot est création. Et pourtant le livre remue encore. Qui le fait vibrer ? Sans doute cette étincelle insaisissable par les mots que Philippe Lemoine a réussi à attraper dans son envie de renaître. Elle est partout sous les pages qu’elle fait danser en nous donnant le cœur et la force d’avancer vers l’immensité de l’espace nouveau.

Bio:
Auteur dramatique, metteur en scène et cinéaste, Jean-Michel Ribes dirige le Théâtre du Rond-Point depuis 2002, où il défend l’écriture dramatique d’aujourd’hui.

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L’étincelle

18 juin 2007 par P. Lemoine

Comment la France est-elle capable de créer le déclic ?
Comment a-t-elle déjà su rouvrir le jeu ?
Pourrait-elle à nouveau trouver la manière d’échapper aux pièges de l’élitisme et de l’intelligence, en libérant l’art et en invoquant l’idiotie ?

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Les lumières : La réaction de Karine Saporta

16 juin 2007

La lecture de « La Nouvelle Origine » est inspirante.

Elle nous invite à réfléchir à un dépassement de cette culture des « Lumières » à travers ce que l’on pourrait appeler une culture de « La lumière ».

Etrange comme en passant du pluriel au singulier, ce terme de « lumière » finit par renvoyer à des dimensions de l’expérience humaine très différentes, voire opposées.

La philosophie des « Lumières » se fonde bel et bien sur l’idée que la pensée a la capacité d’éclairer ces zones ténébreuses ou pulsionnelles que les pouvoirs despotiques utilisent afin de mieux égarer le jugement de ceux qu’ils tiennent sous leur joug. Les recouvrant d’un manteau sombre dont la doublure savamment bariolée serait cousue de « croyances » et de « superstitions ».

Or, ce qui est profondément novateur dans le livre de Philippe Lemoine, c’est qu’il évoque courageusement le « trou noir » que traverse peut-être l’humanité aujourd’hui, sans lui opposer, de manière réductrice et systématique, la philosophie des « Lumières ».

C’est à l’incandescence qu’est consacrée un cinquième de « La Nouvelle Origine ». A l’illumination, pourrait-on dire aussi. Et ce faisant, il procède à un renversement dialectique de cette notion des « Lumières » inventée par l’Occident et plus précisément par la France bien avant la découverte de l’électricité.

Le renversement dialectique, opéré par Philippe Lemoine, l’est de l’intérieur du concept, du centre même du concept :lequel est un centre métaphysique.

Philippe Lemoine confère à la lumière lorsqu’elle est intense, c’est-à-dire incandescente, un pouvoir révolutionnaire. Le chapitre qu’il consacre à l’idée que la création aujourd’hui naît de chocs et de rencontres entre personnes, entre genres, entre civilisations, s’appelle « Les Soleils ». Selon lui, l’incandescence a trouvé son nouveau foyer : électronique.

Elle peut ainsi revenir au coeur de l’activité humaine et réfléchir, comme en miroir satellite, les révolutions cycliques des astres.

Les références de Philippe Lemoine à la « Lumière » incandescente dépassent de loin un discours sur le pouvoir éclairant de l’esprit. Ce qui fait de Philippe Lemoine un penseur manifeste de la modernité dans cette évocation déclinée de l’incandescence : c’est qu’à travers la foudre, les flammes, l’argent, le feu, l’étincelle, les soleils, les lumières, l’embrasement, il est question d’ENERGIE.

D’énergie post-électrique, d’énergie électronique.

Or, il est de ma conviction que l’énergie mentale, celle du rêve et de l’invention permet de dépasser « dialectiquement » la contradiction clair/obscur.

Oui, comme le dit Philippe Lemoine, pour outrepasser les contre-forts du « je suis » cartésien qui isole, il faut des lieux de rencontre énergétique.

Des lieux-creusets où fusionner aussi parfois, où s’aimer, où danser jusqu’à l’éblouissement. Des « Dansoirs » peut-être… comme celui que j’espère ouvrir prochainement à Paris sur le parvis de la Bibliothèque François Mitterand.

Pour éviter de se laisser submerger par ce que Marx appelait « les eaux glacées du calcul égoïste ».

Bio:
Chorégraphe et directrice de la Compagnie Karine Saporta.
Karine Saporta est aussi plasticienne, photographe et réalisatrice. Sa compagnie s’est produite sur toutes les scènes les plus prestigieuses dans le monde.

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Les lumières : La réaction de Marion Lévy

16 juin 2007

Au moment de la réforme des intermittents du spectacle, un théâtre m’a demandé de venir donner mon point de vue de danseuse sur ce thème.
J’étais ravie de pouvoir réagir artistiquement à ce problème, utiliser mon métier pour interroger le futur.
Ma proposition fut celle-ci : j’entrais en scène, je m’échauffais puis je m’arrêtais, comme si à mon tour je coupais mes moyens. Comment continuer alors ? J’allais donc vers les spectateurs, et comme on demande une cigarette, je leur demandais un mouvement. Un mouvement de tête, un mouvement de bassin, un mouvement de bras… Je récoltais ainsi 8 à 10 mouvements. Puis avec la complicité d’un musicien, j’improvisais avec ce que l’on m’avait donné.
Ce fut une expérience extrêmement importante pour moi. Faire avec ce que l’on me donne, utiliser le potentiel de chacun, l’éveiller, le mobiliser. Et rendre à chacun ce qu’il m’avait donné avec mon métier.

Lors de cette soirée magnifique en appartement dont parle Philippe Lemoine, ce qui m’a frappé c’est l’incroyable désir et générosité des artistes.
Dans ce monde où tout est question d’argent, ici c’était le don à l’état pur. Les artistes connus, les moins connus, tous étaient réunis dans ce besoin féroce d’éprouver leur métier, de le pratiquer, de le partager dans une proximité scène/salle inédite, dans une écoute et un rapport au spectaculaire transformé.

Il faut continuer à inventer de nouveaux croisements, de nouveaux échanges, en marge des circuits connus.
Entre les artistes de différentes catégories : danseurs, comédiens, musiciens, vidéastes…
Entre les scientifiques et les artistes.
Entre les artistes et les lieux insolites.
Entre les artistes et le public.
Insuffler un nouveau souffle, l’énergie de la curiosité.

Le livre de Philippe Lemoine m’encourage à continuer ces croisements et ces inventions.
Il est déjà pour moi un livre de référence, un livre de chevet.

Bio:
Marion Lévy, danseuse et chorégraphe
Spectacle en préparation : ”En somme !”, en partenariat avec la Scène Nationale de Château Gontier, Centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu.

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Les lumières

16 juin 2007 par P. Lemoine

Comment la France a su incarner l’incandescence à travers différents mouvements de renouveau, par exemple les Lumières au XVIII e ou la modernité à la fin du XIX e siècle ?
Comment l’alchimie s’est-elle opérée et dans quels lieux ?
Quel a été le rôle des femmes ?

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Les soleils : La réaction de Robert Cantarella

11 juin 2007

Première réaction, comme un relevé en cours de lecture. Philippe Lemoine a la qualité de mettre en application la formule de Deleuze qui dit « On n’enseigne pas ce que l’on sait mais ce que l’on cherche ». Il postule et puis fouille avec nous, c’est tout au moins ce que je ressens dans le déplié de lignes de fuite qu’il élabore. Ce avec nous est important car rien de ce qui se définit en tant qu’entreprise (et le mot dit peut-être trop le site, l’immobilisme, l’arrêt alors qu’il faudrait lui préférer le verbe… a contrario entaché d’une suspicion : entreprendre, c’est sur le dos d’un autre, sur la peau des autres) ne peut se comprendre sans le avec. Beaucoup peuvent se targuer de travailler pour nous, pour notre bien, notre futur, nos valeurs, notre émancipation, que sais-je ? Pour notre bonheur même parfois. La phrase effraie. Le pour est le petit mot d’ordre qui gèle les intentions et surtout, est capable de justifier un présent difficile, pour tous, en promettant un devenir meilleur, puisque c’est pour que l’entreprise est conçue. Avec demande la réévaluation permanente, et à plusieurs de la pertinence des choix, et des chemins. C’est l’utopie de l’artiste, mais son utopie trouvée. Utopie signifie proprement « en aucun lieu ». Puis le sens s’est légèrement transformé et le lieu – de l’utopie – existait mais sans cesse différé, hors d’atteinte. Pourtant la tension de l’artiste (et j’aime tant dans la démonstration de Philippe Lemoine le fait de considérer chaque être humain en tant qu’artiste, et son analogie de soleils, certains le devenant, à plein temps ai-je envie de dire) est de résoudre l’impossibilité d’une utopie trouvée, donc ayant un topos, un site, en créant une œuvre (devant certaines pièces musicales, certains films ou livres, je pense à une utopie déposée dans le film, la musique ou le livre). En entreprenant une œuvre avec nous. Et le avec devient l’agrafe verbale de nos raisons d’être humain, pleins d’utopies et pleins d’envies, et à la recherche permanente du lieu qui enfin stabilisera une forme provisoire, passagère d’une utopie. C’est l’œuvre en tant qu’elle ouvre une partie du monde, qu’elle rend visible, accessible, même si elle déplace tous les attendus (surtout si elle les déplace souvent), qui devient au sens strict une entreprise, qui est faite de l’assemblée des receveurs de l’œuvre. Nous sommes avec à partir du moment où nous avons porté attention à l’œuvre. Les lieux fixes de l’utopie du avec sont à inventer. Ils ont pris la forme de friches, de sites Internet, de salles de musique, parfois de territoires plus abstraits, mais je crois qu’il serait bon de faire le relevé de ces utopies situées de notre temps et d’y reconnaître les entreprises humaines à l’œuvre du avec. Une façon de baliser les champs des nouvelles origines.

Bio:
Robert Cantarella est metteur en scène et écrivain. Depuis deux ans, il dirige avec Frédéric Fisbach, le 104, nouveau lieu d’art inédit de la ville de Paris qui ouvrira ses portes en 2008.

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Les soleils : La réaction de Julien Millanvoye

11 juin 2007

Ce qui m’attriste parfois, quand je lis le livre de Philippe Lemoine, c’est que le monde qu’il décrit et appelle de ses vœux pourrait bien ne jamais voir le jour, alors qu’il existe déjà et qu’existent déjà d’autres mondes, encore plus fous et chaleureux. Ces mondes divers existent, vivent et sursautent ; cognent sous vos pieds pour se faire entendre. Leurs habitants, parfois la nuit, se sentent seuls et pleurent. Hip hop chromé, altermondialisme viscéral, physique quantique, trans-humanité, magie blanche, sont quelques unes des utopies qui les animent et les secouent ; mais ce ne sont pas les seules. Ces mondes existent, se construisent, parfois s’enrichissent, dans l’indifférence éternelle et légèrement humide des médias… Ce qui est bien plus dommageable pour ces derniers, que pour les mondes eux-mêmes.
Mais, dans ces mondes aussi, parfois on doute, et on souffre, notamment lorsque, lors d’un entretien d’embauche par exemple, un acharné de l’égoïsme, un fou de l’argent, très vingt-et-unième siècle dans son genre, fait glisser sur vous son regard incompréhensif, parfois légèrement fasciné, mais le plus souvent méprisant.
Nous sommes lancés dans le train du futur, mais devant nous nous ralentit une foule, qui ne veut pas monter à bord, qui préfère nous précéder tout en nous ralentissant, et pester contre ces rails tordus, ce soleil de plomb, et la tristesse infinie des mirages. Bientôt, si le monde des certitudes finit par s’énerver vraiment de notre art de vivre, oscillation perpétuelle entre doute et plaisir, on finira peut-être par nous faire descendre, de force. Ce serait dommage, pour nos enfants.
On dirait souvent que, maintenant que nous sommes nés, tout compte fait on ne veut plus de nous.
Quand je me sens trop seul, je consulte Google, l’Oracle. « Monde, utopie, avenir, espoir ? » Sa réponse est sibylline.
Mais me rappelle que, quand on a choisi de vivre sur ces terres, en réalité, on n’est plus jamais vraiment seul : nous sommes connectés.

Bio:
Julien Millanvoye est écrivain. Son premier roman, « Réveillez-moi », est paru chez Hachette Littératures. Myspace : reveillezmoi.com

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